Premier trimestre 2026 : nouveau cadre fiscal, nouvel élan
31 mars 2026
2026 démarre avec un cadre fiscal rénové, un héritage d’infrastructures sans précédent et une aide à l’accession qui a changé de dimension. Voici ce qui change concrètement pour acheter ou investir.
La Loi de Finances 2026 : ce qui change vraiment
Entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026, la Loi de Finances n’opère pas de révolution mais affine les règles — et ces ajustements comptent. Trois points méritent l’attention de tout acquéreur ou investisseur :
- Traçabilité des paiements : une pénalité de 2 % s’applique sur les transactions immobilières supérieures à 300 000 dirhams réglées en espèces. Concrètement, mieux vaut passer par les circuits bancaires (virement, chèque certifié) et le faire mentionner dans l’acte notarié.
- Fiscalité locative : une retenue à la source sur certains revenus locatifs professionnels est introduite (application au 1er juillet 2026), tandis que l’abattement pour les particuliers est maintenu. Les contrôles déclaratifs sont renforcés.
- Daam Sakane prolongé et précisé : le bien doit être occupé en résidence principale et ne peut être cédé avant cinq ans, sous peine de restitution de l’aide ; le cercle des bénéficiaires est élargi (notamment certains cas d’indivision héritée).
Ces évolutions vont dans un même sens : un marché plus transparent, plus sécurisé, plus professionnel. Pour un acquéreur sérieux, c’est une bonne nouvelle.
La CAN s’achève, l’héritage demeure
La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, s’est achevée en janvier 2026. Au-delà du sport, le bilan structurel est considérable : selon les autorités, l’événement a généré plus de 1,5 milliard d’euros de recettes et permis de réaliser près de 80 % des infrastructures prévues pour le Mondial 2030, avec plus de 100 000 emplois créés. Stades, routes, aéroports, transports : « une décennie de développement en deux ans », résume-t-on côté gouvernemental.
Pour l’immobilier, cet héritage est un accélérateur durable de valeur : les territoires nouvellement désenclavés ou requalifiés deviennent les zones d’investissement de la fin de décennie.
Daam Sakane franchit un cap symbolique
Début 2026, le programme a dépassé les 100 000 bénéficiaires, confirmant son rôle de premier levier d’accession à la propriété. La valeur totale des logements acquis via le dispositif se chiffre désormais en dizaines de milliards de dirhams. L’engouement de la diaspora ne se dément pas, faisant des Marocains du monde une cible centrale pour 2026.
À l’international : 2026, l’année de l’exécution
Sur les marchés mondiaux, 2026 est décrite comme la phase de maturité : l’IA n’est plus un sujet de pilote mais d’exécution opérationnelle, et la durabilité devient « non négociable », poussée par la réglementation, le coût des assurances et les attentes des occupants. La performance énergétique d’un bâtiment se lit désormais directement dans sa valeur et ses conditions de financement. Une grille de lecture que le marché marocain intégrera de plus en plus vite.
Ce qu’il faut retenir du T1 2026
- Loi de Finances 2026 (en vigueur au 1er janv.) : pénalité de 2 % sur les transactions > 300 000 DH en espèces.
- Fiscalité locative : retenue à la source sur certains loyers professionnels (au 1er juillet 2026).
- Daam Sakane prolongé : résidence principale, non-cession pendant 5 ans, cercle de bénéficiaires élargi.
- Fin de la CAN 2025 : ~1,5 Md € de recettes, ~80 % des infrastructures du Mondial 2030 réalisées.
- Daam Sakane dépasse 100 000 bénéficiaires : l’accession reste le moteur du marché.
- À l’international : IA en phase d’exécution et durabilité « non négociable ».
Sources : Carré Immobilier, NeroLink, Upsilon Consulting, Atlas Immobilier (Loi de Finances 2026) ; H24Info (bilan CAN 2025 / Mondial 2030, janv. 2026) ; Consonews, Bladi (Daam Sakane 2026) ; Real Estate Solutionist, Oril (tendances IA & ESG 2026).
Chiffres issus de sources publiques, exacts au moment de la rédaction ; certaines
statistiques sont révisées d'un trimestre à l'autre.